
cliché : enfant lavant et tamisant le minerai pour obtenir un produit vendable chez les négociants locaux. cliché V. Kimba-Kapanda.
Aux conflits spectaculaires, s’ajoutent de manière moins visible, mais plus fréquente, les tensions sociales, les violations des droits humains et la répression. Dans une étude réalisée en 2006 sur les violations des droits de l’homme par les compagnies minières, John Ruggie, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, montre que « deux tiers des violations ont eu lieu dans le secteur du pétrole, du gaz et des mines » (Ruggie, 2006). L’intervention de militaires et policiers, la mise en place, par l’entreprise minière elle-même, de milices privées pour sécuriser les sites et répondre aux protestations des populations locales sont source d’abus, de conflits et de violations des droits. Ce type de réponse sécuritaire s’inscrit d’ailleurs dans un cadre plus large de judiciarisation, de répression et de criminalisation des mouvements sociaux, opposés à l’activité minière. Pour éviter les conflits entre la population locale et les compagnies minières, il faudrait informer les communautés locales sur les normes de conduite attendues du personnel et des entreprises de sécurité sur le site et faire en sorte que les communautés reçoivent des informations en temps voulu sur les changements prévus du planning d’extraction minière. veiller aussi à ce que la gestion de la sécurité du site inclue des mesures qui assurent l’accès continu et illimité à l’alimentation en eau.




