cropped-20151017_135009_0012.jpgCliché 1: L’ancien bassin de rejet du minerai devenu le lac Bob. Un point d’eau pollué où la population de la cité Kanina fait quotidiennement la lessive et la vaisselle. cliché V. Kimba-Kapanda.

Les effets négatifs de l’activité minière sont non seulement considérables, mais aussi inévitables. Ils bouleversent l’environnement et la société, et sont potentiellement générateurs de violations de droits humains et de conflits. L’activité minière est extrêmement polluante. D’une part, pour accéder aux métaux précieux, elle déplace quantité de terres et de pierres, et accumule énormément de déchets. D’autre part, elle use ou libère dans son processus nombre de produits chimiques toxiques (cyanure, plomb…). Enfin et surtout, elle demande une consommation abondante d’eau qu’en outre, elle contamine. Le nickel nécessite ainsi 377 litres d’eau par kilo produit, mais c’est de loin l’or qui est le plus gourmand : 225 00 litres par kilo (Sibaud, 2012)! L’impact environnemental de l’exploitation minière est particulièrement lourd. Les méga projets à ciel ouvert sont les plus controversés, en raison du volume de terres et de rocs déplacé, de leurs activités intensives, des risques qu’ils font encourir et des dégâts qu’ils peuvent occasionner. Marcopper aux Philippines, Kumtor au Kirghizstan, Newmont au Ghana, Yanacocha au Pérou… La liste est longue des catastrophes écologiques dues à l’industrie minière. Mais, en deçà de ces événements qui font la une des médias, le problème renvoie au désastre environnemental « normal » produit par une telle exploitation. C’est notre mode de consommation et de production, inégalitaire et exponentiel, qui est en cause. Au cours du 20e siècle, la population a été multipliée par quatre, mais dans le même temps la consommation moyenne d’énergie a été multipliée par douze et celle de métaux par dix-neuf. Au niveau mondial, 10 % de la population accapare 40 % de l’énergie et 27 % des matières premières (Ramos, 2013). Ce modèle de développement est incapable de prendre en compte le caractère non renouvelable de plusieurs ressources naturelles, la rareté de certains métaux – à l’heure actuelle, vingt-six métaux sont en voie de pénurie, dont l’or, l’argent, le cuivre, le coltan… (Triest, 2012) – et les limites de l’écosystème. Ce thème d’étude qui doit permettre non seulement de satisfaire l’impérieuse exigence de connaissance mais encore de développer une démarche prospective efficace, susceptible de poser de nouveaux cadres d’analyse utiles à une meilleure appréhension de l’aléa industriel et de ses incidences dans les rapports environnement –santé – travail.

La multiplication et l’aggravation de la pollution, des guerres, des scandales financiers rendaient de moins en moins légitime et crédible, de plus en plus insupportable, l’affirmation d’une quelconque main invisible du marché susceptible d’arbitrer, de pacifier et de solutionner les différends, et de compenser les dégâts occasionnés. D’où un repositionnement des divers acteurs – acteurs marchands, États et organisations de la société civile – et une redéfinition des rapports de forces, des alliances et des oppositions. Les objectifs et stratégies des différentes parties concernées divergent et, dans bien des cas, s’opposent. Cela n’empêche pas que pratiquement tous les acteurs s’accordent aujourd’hui à promouvoir des formes d’encadrement de l’industrie minière. Bien sûr, la forme que celle-ci doit prendre – volontaire ou contraignante, rhétorique ou pratique –, sa cible – la transnationale, le gouvernement du pays dont dépend celle-ci ou celui où elle déploie ses activités – et son étendue – doit-elle aller jusqu’à la régulation ou le contrôle ? – varient considérablement. La mise en avant de la « Responsabilité sociale des entreprises » (RSE) et ses codes de bonne conduite volontaires, le lancement de l’Initiative de transparence pour les industries extractives (ITIE), en 2002, par l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, la généralisation des Études d’impact environnemental (EIE), le retour sur scène des États et les processus de consultation des populations en sont autant de démonstrations. De même, au niveau international, le plan Kimberley pour ce qui concerne les diamants et le protocole sur la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs sont des tentatives de mettre en place des systèmes de surveillance et de contrôle (F. Thomas, alternatives sud, vol. 20-2013: 20).

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