
cliché J. Bouju (2017) : voie carrossable encombrée de dépôts d’ordures
La surexploitation du milieu naturel et les concentrations urbaines contemporaines conduisent à d’inévitables accumulations de déchets. Liés à la vie biologique et à l’activité quotidienne de l’homme en société. mais pour une même matière, la conception de ce qui est ou non résidu, déchet ou ordure, et de ce qui peut polluer ou souiller varie grandement d’un contexte à un autre, d’une culture à une autre, d’une entreprise à une autre, etc. Il en est de même pour les eaux usées et les excreta. Ces sous-produits de la vie quotidienne se caractérisent par leur volume et leur nocivité, car ils contiennent des microbes responsables d’affections endémiques ou épidémiques (choléra, diarrhées, paludisme, dysenterie, etc.) L’irruption des matières synthétiques dans l’ordre biologique s’ajoute à un processus de pollution lente mais inexorable des systèmes naturels produisant une sorte de phénomène d’overdose. l’évacuation et le traitement des déchets se présente donc comme un phénomène social multidimensionnel, à la fois économique et technique, social et politique, en rapport avec la pollution, l’environnement, la santé publique, les politiques publiques et l’aménagement à toutes les échelles entre le microlocal et l’international
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